Arthur Gardent : Je reprends plaisir à faire le sport que je fais depuis mes cinq ans

Il n’était pas présent sur les terrains de handball durant un an à cause d’une terrible blessure à seulement dix-neuf ans mais Arthur Gardent n’a pourtant pas changé et garde toujours une touche d’humour. Ex-membre de l’effectif de Saint-Egrève, le jeune handballeur formé au PSG n’a pas pu fouler beaucoup de terrains sous ce maillot mais il ne retiendra pas le parcours sportif dans ce club qui l’a délaissé suite à sa blessure, une négligence qu’Arthur Gardent n’a pas pu digérer et s’est donc dirigé en Suisse pour évoluer au RTV Basel. Un nouveau club synonyme de nouveau départ pour le neveu de Philippe Gardent puisque la prise de maturité et de recul ont fait grandir notre handballeur. Alors qu’il se remet petit-à-petit de sa blessure, Arthur Gardent essaie de ne pas trop en faire pour ne pas revivre la même situation mais c’est avec beaucoup d’ambitions qu’il démarre cette nouvelle saison. Entretien.

 

« Je n’ai reçu aucun soutien de mon club ce qui m’a conforté dans mon envie de le quitter. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Arthur ! Comment vas-tu ? Ce n’est pas ton premier passage sur le site mais pourrais-tu tout de même te présenter s’il te plaît ? 

A.G : Bonjour Kentin, ça va, je m’appelle toujours Arthur Gardent, j’ai 20 ans et je joue actuellement au RTV Basel en Nationalliga Suisse.

Formé au PSG puis parti dans un club en N1 te voilà désormais en première ligue Suisse, parle nous un peu de ton parcours…

Je suis parti du Paris Saint-Germain pour avoir du temps de jeu supplémentaire et pour pouvoir m’exprimer plus largement dans un autre club. Cependant comme tu le sais, en décembre je me suis rompu les ligaments croisés du genou gauche et ma saison s’est arrêtée. Après ma blessure, je n’ai reçu aucun soutien de mon club ce qui m’a conforté dans mon envie de le quitter pour jouer à l’étranger dans un championnat plus élevé. Au RTV Bâle, j’y ai trouvé un staff qui connaissait l’existence de ma blessure (qui arrivait à son terme), j’ai passé quelques entraînements test pour savoir où j’en étais et où j’étais en concurrence avec Jurij Jensterle qui joue maintenant pour L’US Créteil. Le test a été concluant et j’ai de suite signé pour deux saisons avec le club.

L’aventure en Suisse est quand même assez surprenante, quel est ton objectif ? 

L’objectif est de donner le plus possible au club, notamment apporter ma rapidité et mon jeu rapide et de l’autre coté, d’apprendre le plus possible aux cotés de grands joueurs tels que Rares Jurca, Florian Goepfert et autres. Je me suis engagé pour deux années donc pour le moment et comme à mon habitude, je vais me concentrer sur ces deux saisons et on verra par la suite. Retrouver les sensations de jeu et les automatismes perdus lors de ma blessure est une de mes priorités et le reste ne se fera pas sans cela de toute manière.

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« Je reprends plaisir à faire le sport que je fais depuis mes cinq ans. »

Tu n’es resté qu’un an à Saint-Egrève où tu as connu une terrible blessure, est-ce que ce passage t’a apporté un certaine maturité et un recul sur le sport de haut-niveau ? 

Oui un certain recul c’est sûr car quand tu es hors des terrains pendant six mois tu as le temps de réfléchir, mais je pense que ma blessure est « bien » tombée et que finalement elle m’a apporté plus de bien que de mal. Je préfère oublier cette année du côté handballistique et ne garder que l’expérience, les connaissances au CERS (Centre de Réeducation) et mon moment de signature au RTV Basel.

Cependant tu réussis tout de même à retrouver le niveau puisque tu évolues désormais à Bâle, comment as-tu réagi en voyant la proposition de ce club ? 

Ce fut un soulagement puisque j’avais enfin la reconnaissance du travail effectué, mes moments de doute pendant ma blessure ont disparu,et pour le moment je peux enfin m’exprimer (pour le moment pas à 100% car je sors de blessure quand même il faut le rappeler) mais je reprends plaisir à faire le sport que je fais depuis mes cinq ans et c’est le plus important, le reste n’est que bonus.

Est-ce à ce moment que tu as su que le travail commençait réellement à payer ? 

Tout à fait, comme je l’ai dit précédemment et lors de notre dernière interview, lors d’une blessure, tu as parfois des moments de doute, tu te remets en question, si tu rajoutes le fait que je n’ai que vingt ans, tu te demandes forcément l’intensité de l’impact que la blessure aura sur la suite. Lors de ma signature, c’était un soulagement, une véritable preuve de reconnaissance et de confiance que m’accordait le RTV Basel et notamment l’entraîneur adjoint Patrice Kauffman, le Team Manager Oliver Haevel et l’entraîneur Samir Sarac que je tiens à remercier.

 

« Mon heure viendra aussi je ne m’en fais pas. »

Comment s’est passée l’intégration ? 

L’intégration s’est très bien passée. Nous sommes trois nouvelles recrues avec Tibor Jurjevic (Croate), Aistis Pažemeckas (Lituanien) et moi. Aistis parle un peu allemand car il a joué en Autriche, mais Tibor et moi pas du tout. L’entraîneur Samir Sarac est Bosnien donc il traduit à Tibor et l’entraîneur adjoint Patrice Kauffman est français donc il me traduit quand les consignes sont très précises et tout va bien comme cela. Dans le groupe, on parle tous anglais donc on arrive à se comprendre et dans la vie de tous les jours, de même, l’anglais me sauve. Le club me paye des cours d’allemand, ce qui, à terme facilitera encore plus le jeu.

Lorsque tu repenses à ton essai au FC Barcelone ou à ton parcours au PSG, as-tu certains regrets ou autres ? 

(Sourire) Je n’y repense jamais donc cela facilite les choses et secondement, comme je l’ai précédemment dit, je n’ai aucun regrets car dans ces deux clubs il y a déjà ce qu’il faut à mon poste avec Dika Mem, Luc Abalo, Yanis Lenne ou encore Jure Dolenec, et Sander Sagosen qui sont parmi les meilleurs au Monde donc non aucun regrets. Quand j’aurai leur niveau, mon heure viendra aussi je ne m’en fais pas. Pour le moment, je me concentre sur le travail que j’ai justement à faire avant d’en arriver là et j’apprends de mon côté aux cotés de Rares Jurca qui a joué la ligue des Champions avec le Kadetten Schaffhausen.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux pour la suite ? 

Je dirais à court terme de faire une excellente saison pour oublier ma blessure et à long terme pourquoi pas justement jouer la Ligue des Champions avec le RTV Basel si on arrive à franchir un cap ou alors aller le plus loin possible car signer pro n’est pas une finalité en soit comme je pouvais l’imaginer avant mais plus comment je le vois maintenant à savoir le début de quelque chose.

 

Kentin

Photos : Site officiel de Bâle Handball

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