Rémi Monti : La solidarité est différente mais les valeurs de l’ovalie restent et c’est le plus important

Formé au Stade Toulousain étant plus jeune, Rémi Monti a décidé de s’orienter vers un tout autre chemin mais en gardant l’ovalie dans sa vie. Alors que certains pensent que les sportifs ne sont pas intelligents, ce jeune rugbyman va vous prouver le contraire puisqu’il associe le rugby et les études en Sciences Po, un mélange très compliqué à gérer au début mais c’est sans compter la motivation et la détermination de cet étudiant qui arrive parfaitement à tout faire, une activité vivifiante. Mais le rugby n’est pas son seul sport puisque Rémi Monti pratique aussi les Jeux Bretons dans son école à Grenoble, une chose inhabituelle pour certaines personnes. En pleine vacances, Rémi Monti va devoir se concentrer à nouveau sur les études puisque la rentrée approche à grand pas. Entretien.

 

« C’est quelque chose de compliqué surtout que l’IEP de Grenoble nous encourage à avoir beaucoup d’activités extra-scolaires. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Rémi ! Comment vas-tu ? Pour commencer, peux-tu te présenter s’il te plaît ? 

R.M : Bonjour ! Je m’appelle Rémi Monti, je suis étudiant en première année à sciences po Grenoble, ancien joueur du Stade Toulousain et maintenant joueur à l’IEP de Grenoble.

Ce sera une interview un peu spéciale puisque tu vas nous présenter une équipe de rugby, je te laisse nous expliquer…

Je fais parti de l’équipe de rugby de Sciences Po Grenoble qui possède une équipe de rugby masculine et une équipe féminine, les Zinzins et les Rugbychettes. On est une association qui s’auto-gère, on participe à de nombreux tournois universitaires pendant l’année (à VII comme à XV) même si l’objectif principal reste le Crit Inter-IEP, une compétition sportive entre tous les Sciences Po de France et qui se déroule sur un week-end entier.

Mélanger Sciences Po et sport est quelque chose de très compliqué, c’était un défi à prendre sans se soucier des conséquences selon toi ? 

Oui, c’est quelque chose de compliqué surtout que l’IEP de Grenoble nous encourage à avoir beaucoup d’activités extra-scolaires. J’ai donc pu reprendre la chorale dans le groupe de l’école et me mettre aux jeux traditionnels bretons (la communauté est très forte en Rhône-Alpes). Notre équipe a d’ailleurs eu des résultats plus que corrects pendant les Jeux Bretons Universitaires de Brest en étant sixième de la Quille de 9 de Plougastel-Daoulas, quatrième de la Boule à 5 plombs de la région de Morlaix, deuxième du Patigo et de la Galoche sur Billot et surtout en gagnant largement le Lancer de botte de paille. L’addition du rugby, de la chorale (répétitions et représentations), des jeux traditionnels bretons et de travail laisse peu de temps pour soi et il faut mettre de côté les soirées.

Rémi Monti 1

« Il faut être sérieux chaque semaine dans un système assez libre. »

Comment as-tu pris le rythme au début ? Cela devait être difficile ? 

Cela a bien évidemment été compliqué, il faut être sérieux chaque semaine dans un système assez libre où un élève fainéant serait tenté de sécher les amphis, faire son travail au dernier moment voir un peu tricher à l’approche des examens … Fort heureusement j’ai pu compter sur une Directrice Personnelle de Scolarité qui a su développer mes qualités de travail et mes qualités humaines.

Pourquoi avoir choisi de privilégier les études au sport de haut niveau ? 

Le sport de haut niveau est extrêmement exigeant il y a peu de places à l’erreur. En plus de cela j’ai eu des blessures à répétition au plancher pelvien (muscle releveur de l’anus) qui m’aurait handicapé au long terme.

Tu as été au Stade Toulousain et quand tu étais en U18 tu as passé le concours des écoles, à ce moment-là savais-tu dans quoi tu te lançais ? 

Je savais dans quoi je me lançais au moment de passer les concours. Mais Philippe Rougé-Thomas et David Gérard (mes entraîneurs en U18 au Stade) ont toujours été plus que compréhensifs et ne m’ont, en aucun cas, reproché de vouloir mettre de côté le rugby si je réussissais un concours. J’ai pu également compter sur le soutien quotidien de Francette Christian à Toulouse, du coup malgré les différents concours je n’ai raté qu’un seul match de championnat.

 

« La solidarité est différente mais les valeurs de l’ovalie restent et c’est le plus important. »

Reçois-tu des réactions de certaines personnes sur ce que vous faites ? 

A vrai dire, nous n’avons pas trop de réactions.

Durant un coup de moins bien que ce soit dans le rugby ou les études, comment gères-tu ça ? 

Il faut se maintenir au top avec une hygiène de vie irréprochable. Il y a une diététicienne aux Zinzins et une kiné à Lafonte Gym (asso de musculation de Sciences Po) qui nous permettent d’optimiser notre récupération.

Si on compare ça à tes années passées au Stade Toulousain, est-ce que la solidarité est la même ? 

La solidarité est différente mais les valeurs de l’ovalie restent et c’est le plus important. Nos valeurs aux Zinzins sont celles véhiculées depuis des années par les pères de l’Europe, notre asso, bien qu’une équipe sportive n’en reste pas moins une bande d’amis qui se considèrent comme les enfants idéologiques des valeurs Européennes de partage et de soutien.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux pour la suite ? 

Pour les Zinzins et les Rugbychettes de gagner le CRIT à l’avenir, ainsi que d’être invités au TGE TOP 8, nous sommes trop peu invités à certains gros tournois alors que nous devrions l’être.

 

Kentin

Photos : Envoyées par Rémi Monti

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