Ana-Maria Filip : Il faut regarder devant afin de franchir des paliers

C’était sa première campagne avec l’équipe de France 3×3. A 28 ans, la nouvelle joueuse de Charleville-Mézières voulait voir autres choses durant ses vacances et après ça elle ne repart pas déçue mais ambitieuse. Non sélectionnée pour la Coupe du Monde 3×3 à Nantes, la poste 4/5 a quand même pu participer à l’Europe Cup à Amsterdam, une expérience qui a fait grandir notre joueuse. Rock, souriante et drôle, Ana-Maria Filip porte désormais son regard vers de nouveaux horizons afin de franchir d’autres paliers dans sa carrière de basketteuse. Aujourd’hui, notre Française est en vacances mais cela ne l’empêche pas de planter quelques shoots pour avoir une dose d’adrénaline comme elle nous l’explique si bien. Nous sommes donc partis la déranger pendant ses vacances. Entretien.

 

« Être dans une des deux équipes était une superbe opportunité ! »

-L-S-E-P-I : Bonjour Ana-Maria ! Comment vas-tu ? Pour commencer, peux-tu te présenter s’il te plaît ?

A-M.F : Salut, ça va bien. Je m’appelle Ana Maria Filip, j’ai 28 ans, ça fait dix ans que je joue en ligue féminine et j’évolue au poste 4/5.

Entrons dans le vif du sujet avec le 3×3, tu n’as pas participé à la Coupe du Monde à Nantes mais tu as participé à l’Europe Cup 2017, est-ce que cette compétition à Amsterdam était le lot de consolation par rapport à la Coupe du Monde ?

Non je ne le vois pas comme un lot de consolation. Quand je suis arrivée au premier stage, je me suis dis « on verra où tout ça te mènera. » On va y aller étape par étape et j’ai fini à la coupe d’Europe. Être dans une des deux équipes était une superbe opportunité !

De plus, les résultats n’étaient pas au top, en tant que joueuse non sélectionnée, comment vit-on le match ?

Quand tu es à l’extérieur tu vois plus facilement ce qui va et ce qui ne va pas pendant le match. Tu as envie de le dire aux filles voire même aller sur le terrain mais dans les deux cas ce n’est pas possible ! Tu te mets à leurs places et tu sais combien c’est difficile quand les choses ne tournent pas forcément en ta faveur.

Ana-Maria Filip 2

« Il faut regarder devant afin de franchir des paliers. »

Vous terminez quatrièmes de cette Europe Cup, ce n’est pas forcément la meilleure place mais pour cette première campagne avec l’équipe de France qu’en penses-tu ?

Forcément, la première chose que j’ai envie de dire c’est qu’on est déçue car on voulait une médaille, nous ne sommes pas passées loin mais à froid on se dit que c’était quand même un beau parcours. On finit dans le dernier carré, pour un groupe qui a peu travaillé ensemble on a fait de gros progrès et tout ça rapidement. Nous avons montré un beau basket 3×3 et ce n’était pas forcément gagné au départ. On a vécu des choses très intenses toutes les quatre et même avec le reste du groupe en peu de temps. L’expérience humaine est vraiment très enrichissante alors du coup cela nous fait un peu oublier le fait qu’on ne ramène pas de médailles.

Est-ce qu’il y a une partie de la compétition où tu regrettes quelque chose, une mauvaise passe, un rivers raté ?

Il y a toujours des choses à améliorer et à regretter c’est sûr, j’ai raté des tirs inratables par exemple, la liste pourrait être longue mais maintenant c’est fini. Il faut regarder devant afin de franchir des paliers et faire en sorte que le groupe progresse pour les futures échéances ! C’est comme ça au 3×3, nous n’avons pas trop le temps de cogiter.

Être au pied du podium est forcément difficile à avaler mais c’est très encourageant pour la suite et surtout pour les JO 2020 n’est-ce pas ?

Oui exactement. C’est encourageant pour la suite bien qu’il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. On voit bien qu’il y a encore des étapes à franchir quand on regarde le niveau des Russes par exemple qui ont l’habitude de jouer ensemble régulièrement. La chance que nous avons sont les ressources donc c’est perfectible ! Après se projeter pour les Jeux oui et non, je pense qu’il faut vraiment se concentrer sur les compétitions à venir, prouver qu’on existe après on pourra en effet parler des Jeux.

Septième meilleure marqueuse, portes-tu attention à ce genre de statistique ?

Non pas du tout ! Je ne le savais pas, tu viens de m’apprendre quelque chose. Je sais très bien que c’est la première chose que les gens regardent, surtout en 5×5, et on se vend grâce à ça mais il y a aussi pleins d’autres choses qui rentrent en compte dans un match et qui ne sont pas forcément retranscrites sur la feuille des stats.

Ana-Maria Filip

« Je deviens grave pénible si je n’ai pas mon shot d’adrénaline. »

Si on revient aux Jeux Olympiques, est-ce un objectif à long-terme pour toi ?

On verra bien si je dois les faire je les ferais sinon non.

C’est enfin les vacances pour toi, vas-tu taper quelques tirs faire quelques entraînements quand même ?

Oui enfin les vacances ! Bien sûr que je vais continuer à m’entraîner, Ball Is Life (rires). J’ai du mal à me dire « Non là on arrête, tout on verra à la rentrée. » Impossible sinon je deviens grave pénible si je n’ai pas mon shot d’adrénaline (rires).

Durant la période des transferts tu es partie à Charleville-Mézières, que pourrions-nous donc te souhaiter pour la suite ?

Souhaitez moi une bonne santé, pas de stress et surtout de m’amuser.

 

Kentin

Photos : FIBA

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