Steven Fauvel-Clinch : Mon titre de champion du Monde personne ne me l’enlèvera

Il a commencé l’athlétisme il y a tout juste trois ans et voilà que Steven Fauvel-Clinch est Champion du Monde cadets de décathlon au Kenya. Un titre qui représente beaucoup pour ce jeune homme qui voit ses efforts récompensés grâce à ce titre. 7559 est le nombre de points que le décathlonien a accumulé durant cette compétition, il met son nom au palmarès français et succède donc au grand Kévin Mayer. Malgré l’altitude et la chaleur, Steven Fauvel-Clinch n’a pas été déstabilisé et a pu profiter de son titre lors de la dernière épreuve au programme. De retour en France depuis quelques jours, celui qui a pour ambition de représenter la France aux championnats du Monde juniors va pouvoir profiter de son titre encore quelques temps avant de préparer une nouvelle saison. Avant son retour il a accepté de répondre à quelques questions. Entretien.

 

« Je savais que je faisais parti des meilleurs mondiaux. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Steven, comment vas-tu ? Pour commencer, peux-tu te présenter s’il te plaît ? 

S.F-C : Bonjour, ça va bien. Je m’appelle Steven Fauvel-Clinch. J’ai 17 ans, je fais de l’athlétisme depuis trois ans et je me suis mis au décathlon il y a deux ans.

Félicitation pour ton titre de champion du Monde cadets de décathlon. 7559 points au total, t’attendais-tu à ça en arrivant à Nairobi ? 

Merci beaucoup. Je ne m’y attendais pas non, je savais que je faisais parti des meilleurs mondiaux car je pars pour le Kenya avec la troisième performance mondiale mais mon objectif était d’abord de finir mon décathlon dans les huit premiers, c’est à dire finaliste.

Certains ont du mal à s’adapter à la hauteur ou à la chaleur au Kenya mais apparemment ça ne t’a pas dérangé, comment t’es-tu adapté ? 

Oui c’est vrai, certains n’y arrivent pas, pour la chaleur j’avais déjà effectué les championnats d’Europe cadets en Géorgie à Tbilissi sur la même discipline donc je savais comment gérer la compète d’autant plus qu’au Kenya en ce moment c’est l’hiver donc il ne fait « que » entre 26 et 30 degrés donc des chaleurs acceptables en revanche pour ce qui concerne l’altitude j’y suis allé à l’aveugle. On m’avait déjà averti sur les effets que l’altitude pouvait avoir alors si l’un de ses symptômes serait survenu j’aurais su comment le gérer mais je n’en est visiblement pas eu besoin car aucun de ses symptômes ne m’a gêné et ceci sûrement grâce aux deux séances que nous avons effectué sur le stade avant la compétition.

Steven Fauvel-Clinch 2

« Mon titre de champion du Monde personne ne me l’enlèvera ! »

Tu as forcément commencé le début avec un peu de stress et d’appréhension, après cette première épreuve dans quelle optique étais-tu ? 

Oui forcément beaucoup de stress mais comme je l’ai dit avant c’est le même principe que pour la chaleur grâce aux championnats d’Europe j’ai su comment gérer le stress sur une compétition d’un tel niveau donc même si je stresse j’ai fait gagner mon mental sur le stress pour pouvoir faire une belle entrée en matière, ce qui a été fait d’ailleurs.

Au tout début, pensais-tu au titre de champion du Monde ou prenais-tu les épreuves une par une sans se prendre la tête ? 

Je n’y ai pas pensé. Je prenais épreuve après épreuve avec des minimas sur chaque épreuve qui étaient assez bas mais c’était fait exprès. C’était pour que je sois sûr de ne pas retomber sur un échec et baisser les bras ! J’ai commencé à penser au titre après le javelot c’est à dire l’avant dernière épreuve !

A la dernière épreuve, à quoi as-tu pensé dès que tu as franchi cette ligne d’arrivée ? 

La dernière épreuve était une prise de plaisir totale certes le chrono n’était pas là. J’aurais pu me lancer sur des bases de 4’30 au 1500 car il y avait le record de France à la clé mais franchement je voulais savourer cette victoire du début à la fin sans regrets et c’est ce que j’ai fait, j’ai privilégié le plaisir au record de France car un record de France c’est beau mais les records seront battus plus tard que ça soit dans un an, deux ans ou dix ans alors que mon titre de champion du Monde personne ne me l’enlèvera !

Steven Fauvel-Clinch

« Mon but n’est pas de copier coller son parcours mais d’écrire le mien. »

Huit ans après Kévin Mayer, quand on voit ce qu’il est devenu aujourd’hui ça fait forcément rêver ? 

Oui forcément. J’adore Kévin Mayer, je ne dirais pas que c’est mon idole non plus mais je le suis beaucoup mais mon but n’est pas de copier coller son parcours mais d’écrire le mien.

Maintenant que tu es titré, quels sont tes objectifs ? 

Une nouvelle année va commencer. L’année prochaine se déroule les championnats du Monde juniors donc pourquoi pas faire une sélection encore une fois.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux pour la suite ? 

Pas de blessures et des performances. Cela serait parfait !

 

Kentin

Photos : IAAF

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