Baptiste Rougé-Thomas : Il y a toujours des critiques des gens qui pensent que je suis là où je suis grâce à mon père

Il est né avec un ballon de rugby dans les mains. Fils du célèbre rugbyman Philippe Rougé-Thomas, le jeune Baptiste a tout de suite été plongé dans le monde de l’ovalie puisqu’il fera ses premières foulées sur un terrain de rugby à l’âge de cinq ans. Quatorze plus tard, Baptiste a bien grandi et bien évolué malgré quelques détracteurs qui pensent que ce rugbyman est là grâce à son père mais ces critiques ne sont pas fondées puisque Baptiste Rougé-Thomas s’est battu pour atteindre le meilleur niveau possible et ce ne sont pas de tels propos qui vont l’arrêter. Après quatorze ans passés au Stade Toulousain, le jeune homme de dix-neuf ans est parti à Colomiers pour poursuivre sa progression et essayer d’atteindre le meilleur niveau. Quelques jours après la reprise nous sommes partis à sa rencontre. Entretien.

 

« Toutes ces choses ont fait grandir en moi une passion indéfectible. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Baptiste ! Comment vas-tu ? Pour commencer, peux-tu te présenter s’il te plaît ?

B.R-T : Bonjour, ça va bien. Oui avec plaisir, je m’appelle Baptiste Rougé-Thomas, j’ai dix-neuf ans et je suis né à Toulouse.

Tu es un jeune rugbyman formé au Stade Toulousain, explique nous la « relation » que tu as avec le rugby…

Oui tout à fait, j’ai commencé le rugby à l’âge de cinq ans au Stade Toulousain où j’ai passé quatorze ans jusqu’à cette année puisque j’ai signé au centre de formation de Colomiers. Ma relation avec le rugby est née très tôt par l’intermédiaire de mon père qui m’a transmis cette passion dès mon plus jeune âge, rapidement j’étais très demandeur et voulais souvent avoir un ballon dans les mains.

Ton père a été un grand nom du Stade Toulousain, te sentais-tu obligé de lui rendre « hommage » en pratiquant le rugby ?

Non pas obligatoirement, mon père m’a toujours laissé le choix. Le rugby est le sport qui me passionne le plus, plus j’en fais mieux je me porte mais bien évidemment qu’à chaque fois que je joue j’ai envie de rendre fier mon père. C’est une certitude.

A part le fait d’avoir un père rugbyman, qu’est-ce qui t’a convaincu de faire ce sport ?

Quand j’étais petit, j’avais besoin de faire du sport et j’ai très rapidement fait du rugby.  L’évitement, les appuis, la technique, les grands joueurs comme Wilkinson ou Carter, toutes ces choses ont fait grandir en moi une passion indéfectible.

Baptiste Rougé-Thomas

« Il y a toujours des critiques des gens qui pensent que je suis là où je suis grâce à mon père. »

Être le fils d’un grand nom du rugby a des avantages mais aussi des inconvénients, comment vit-on avec cette comparaison qui est parfois écrasante ?

Oui c’est sûr que c’est un poids à porter, les comparaisons ne me dérangent pas du tout, je suis même fier de porter ce nom mais c’est sûr que de le porter ne m’a pas du tout facilité les choses, c’est un nom qui n’est pas apprécié par tout le monde, ce qui m’a parfois porté préjudice.

Est-ce que cela te rajoute de la pression ?

Un peu oui, il y a toujours des critiques des gens qui pensent que je suis là où je suis grâce à mon père, surtout en étant au Stade Toulousain pendant quatorze ans, mais j’essaie de faire abstraction à tout ça.

Ton père jouait au poste de demi d’ouverture alors que toi tu évolues au poste d’ouvreur ou centre, malgré cette différence de poste, ton père te donne-t-il des conseils ?

J’évolue très souvent au même poste que lui quand il jouait. Il me donne beaucoup de conseils qui me sont bénéfiques.

Le fait d’être polyvalent est une qualité selon toi ?

Oui forcément, cela permet de dépanner en cas de problème mais il faut être le meilleur possible quelque soit le poste.

Baptiste Rougé-Thomas 2

« J‘ai eu le droit à quelques blagues lors de la reprise. »

Tu joues aussi en Fédérale 3, un niveau où tu apprends le métier ?

Oui j’ai effectivement joué un an avec le FCTT, cela m’a permis d’apprendre beaucoup avec des joueurs expérimentés que ce soit avec ou contre moi. Je prenais beaucoup la pression, le jeu est moins propre qu’en espoirs et les joueurs sont plus vicieux, certains matchs étaient très violents.

Comment sont les gens avec toi lorsqu’ils savent que tu es formé au Stade Toulousain ?

Ils sont assez neutres même si j’ai eu le droit à quelques blagues lors de la reprise de l’intersaison la semaine dernière avec Colomiers.

Quelles sont tes ambitions dans le rugby ?

Jouer au plus haut niveau possible.

A part ça, que pourrions-nous te souhaiter de mieux pour la suite ?

Une bonne réussite dans les études.

 

Kentin

Photos : Zebulon nog (1) ; Serge Gonzalez (Photo de couverture) ; Facebook de Baptiste Rougé-Thomas (2)

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