Wilfrid Bambock : Je disais le vouloir et le chemin entre le vouloir et le faire est long

C’est un petit pas pour son rêve et un grand pas pour Wilfrid Bambock. A dix-sept ans, ce jeune perchiste enchaîne les bons résultats lors des championnats régionaux et nationaux, des performances qui lui permettent donc d’intégrer l’équipe de France pour les championnats du Monde cadets à Nairobi. Une compétition que Wilfrid Bambock va aborder avec une détermination et une motivation à toutes épreuves comme il le fait à chaque fois. Mental d’acier et talent en or, voici ce que possède le jeune lycéen qui se sent prêt pour aller au Kenya et ramener une belle médaille à ses supporters qui le soutiennent depuis ses débuts. Alors que les championnats de France en plein air se sont terminés il y a quelques jours, Wilfrid Bambock a pu officialiser sa sélection et recevra bientôt son package pour aller disputer une compétition qui risque peut-être de changer sa carrière. Actuellement en pleine préparation, nous sommes partis à sa rencontre. Entretien.

 

« Je disais le vouloir et le chemin entre le vouloir et le faire est long. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Wilfrid, comment vas-tu ? Peux-tu te présenter une nouvelle fois s’il te plaît ?

W.B : Bonjour, je vais très bien, merci. Oui, bien sûr. Je m’appelle Wilfrid BAMBOCK et en dehors de ma vie lycéenne, je pratique le saut à la perche. Cette année, je partais aux championnats de France avec un record qui était de seulement 4m46 et qui datait de la semaine d’avant, et j’étais par conséquent loin d’être favori. Néanmoins, j’ai créé la surprise en améliorant mon record de 24cm et en finissant ainsi vice-champion de France avec un nouveau record (4m70). À la fin de cette saison hivernale que se finit en apothéose, j’avais pour nouvel objectif d’entrer en équipe de France et ainsi participer aux championnats du monde cadets. Et au début de ma saison estivale, il y a quelques semaines, j’ai effectivement réalisé les minimas (4m90) pour pouvoir prétendre à une sélection en équipe de France.

Lors de notre dernière interview, tu venais de décrocher l’argent aux championnats de France de perche et aujourd’hui tu es qualifié pour aller défendre les couleurs de la France à Nairobi, en parlant de ça, quelles émotions viennent en tête ?

Tout d’abord, de la satisfaction car je disais le vouloir et le chemin entre le vouloir et le faire est long. Puis aussi, de la fierté car porter les couleurs de la France est un honneur. Et pour finir, de la rage de vaincre parce que faire les minimas est évidemment très bien mais pour être sûr à 100% que ma sélection en équipe de France est officielle, je dois garder une certaine régularité, mais aussi, montrer que je sais être fort dans les grandes compétitions.

Avant de passer les minimas, avais-tu un peu de pression ?

Oui, et c’est grâce à cela, je pense, que j’ai réussi à réaliser ces minimas. C’était une « bonne » pression. C’est en partie parce que cette pression m’a boosté et non pas freiné, que je suis fier.

Comment t’étais-tu préparé pour la qualification ?

Mon but était de continuer à m’entraîner comme avant, c’est à dire, d’être déjà présent à tous mes entrainements ainsi que de finir chaque séance en ayant appris ou amélioré certaines choses. Et je savais que le travail paierait tôt ou tard.

 

« Ce que j’ai réalisé pour l’instant est un petit pas vers ce rêve. »

Nairobi représente forcément le fruit de ton travail mais cette ville représente aussi le début d’une nouvelle carrière, comment vas-tu aborder cette compétition ?

Oui, exactement, cela représente pour moi l’aboutissement de mes efforts à l’entrainement, par contre, je ne pense pas que ce soit « le début d’une nouvelle carrière » pour reprendre vos mots, mais plutôt la concrétisation d’une somme de points techniques et mentaux assimilés depuis mes débuts. Et j’aborderai cette compétition avec la même rage que lorsque j’aborde une autre compétition car pour moi, une « grosse » compétition ou une « petite » compétition, restent des compétitions à aborder avec une forte détermination tout en gardant de la décontraction.

Est-ce que, pour toi, cela représente aussi le début de ton rêve de gosse ?

Mon rêve de gosse est de faire partie de l’élite mondiale, parmi les professionnels, et donc, ce que j’ai réalisé pour l’instant est un petit pas vers ce rêve.

Il y a forcément le soutien de la famille et des amis, quel objectif vas-tu te fixer ?

Il y a bien sûr ma famille, mon groupe d’entrainement et mes amis qui me soutiennent et que je souhaiterais les récompenser en décrochant une médaille aux championnats du monde.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux ?

Le mieux pour moi serait que je fasse de mieux en mieux chaque jour et que cela dure.

 

Kentin

Photos : Linford Dirou – www.stadion-actu.fr

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