Vincent Jobard : C’est une chance pour moi d’évoluer en NM2 l’an prochain

Ils avaient pourtant toutes les raisons d’abandonner la montée après toutes les péripéties mais les joueurs de la N3 de l’Hermine de Nantes sont restés soudés et ont fait taire pas mal de personnes après de très belles performances qui n’auront pas suffi aux joueurs Nantais pour monter en N2. Après cette belle année et ces six années à l’Hermine, Vincent Jobard a décidé de tourner la page et partir dans un club voisin en N2, Pornic. Joueur majeur de l’équipe réserve Nantaise, le jeune basketteur va vers de nouvelles aventures et montrer son niveau dans la catégorie supérieure où il pourra rejoindre son meilleur ami et Corentin Lecointre. Mais ce qui est sûr c’est que Vincent Jobard n’oubliera pas ces belles années passées dans le club majeur de Loire-Atlantique qui l’aura fait grandir au fil des matchs et des années. Entretien avec le futur Pornicais.

 

« On a su se faire une raison. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Vincent ! Comment vas-tu ? Peux-tu te présenter s’il te plaît ?

V.J : Bonjour ! Je m’appelle Vincent Jobard, j’ai été formé à Angers, notamment dans le club de St Léonard (EAB aujourd’hui) jusqu’en minimes avant de rejoindre l’Hermine de Nantes. Parallèlement, j’ai suivi un cursus sport-études avec le Pôle Espoir PDL puis le Centre de Formation de l’Hermine de Nantes. En minimes et cadets, nous avions à chaque fois une équipe très compétitive, ce qui m’a convaincu de rester au club en NM3, dans une équipe très jeune, pour parfaire ma formation et poursuivre mes études d’Info-Com à côté.

Membre important de la N3 de l’Hermine de Nantes, vous avez joué la montée en NM2 mais malheureusement tout cela s’est joué au goal-average, comment as-tu vécu cette période ? 

C’était assez spécial, au début d’année on a perdu notre intérieur principal, Yannick Quiros, qui jouait également avec la Pro B, mais on a su rester dominant. Ensuite, on perd notre capitaine Maxime Maudeux. Plus personne ne nous voyait jouer la montée. Malgré ça, on a su élever notre niveau de jeu. Malheureusement, Hugo Vincent, notre intérieur titulaire sur la saison s’est blessé à son tour, ce fut la fois de trop et on n’a pas réussi à valider la montée. C’était très frustrant d’être premier à égalité avec St Georges et de ne plus avoir notre destin entre les mains pour la dernière journée.

On vous a vu invincibles, joyeux, malins et complices, avec ce coup de massue tout s’est éteint ?

C’était un réel coup dur. C’était vraiment devenu un objectif concret d’évoluer en NM2 l’année suivante, donc forcément on est redescendu de notre nuage mais on a su se faire une raison.

Dans ton cas, est-ce qu’on repense au match qui vous a fait tout perdre en se disant « Si j’avais fait ça… » ?

En effet, c’est le match contre la Séguinière, l’avant dernier match de la saison où tout se jouait. Mes coéquipiers et moi avons tout donné mais on avait, à cause des blessures, tout simplement plus de munitions sur ce match, donc rien à regretter. Si on nous avait promis un championnat pareil au début d’année, «on aurait signé» tout de suite, comme on dit.

Vincent Jobard

« Je pense qu’il était temps de franchir un nouveau palier. »

Malgré ça, tu vas quand même connaître la NM2 grâce à un transfert vers Pornic avec Corentin Lecointre, explique nous un peu dans quelle situation s’est présentée l’opportunité ?

Ça s’est passé très naturellement. Plusieurs joueurs de Pornic étaient sur le départ et le club m’a contacté puisque mon profil les intéressait. Après plusieurs échanges et rencontres, j’étais emballé à l’idée de pouvoir jouer en NM2, j’avais besoin d’un nouveau défi après six ans passés à l’Hermine. J’ai la chance de pouvoir gagner des minutes dans un club qui affichera une équipe rajeunie. J’ai franchi un cap cette saison et ce nouveau défi est une occasion qu’on ne peut refuser à vingt ans. En plus de ça, je jouerai avec mon meilleur pote Valentin Baudu qui est à Pornic depuis trois ans.

Corentin qui est, lui, joueur professionnel et membre de la N3, en avez-vous discuté ensemble en vous disant « Si tu y vas j’y vais ! » ?

Non, pas du tout ! Au fur et à mesure des échanges avec le coach et les dirigeants, j’ai appris que Corentin était aussi dans leur plan. C’était une bonne nouvelle car on est habitué à jouer ensemble. Avec Valentin et Corentin on était au pôle et au centre de formation ensemble. On a pris notre décision chacun de notre coté et une fois que c’était «officiel» on s’est envoyé un texto, content de notre nouvelle destination.

Finalement, si l’Hermine était montée, serais-tu resté ?

Avec des si…

Malgré ce départ, ne vas-tu pas partir avec un goût d’inachevé ?

Pas du tout. J’ai vécu six belles années à l’Hermine de Nantes et je pense qu’il était temps de franchir un nouveau palier. Cette opportunité vient récompenser les efforts passés.

 

« C’est une chance pour moi d’évoluer en NM2 l’an prochain. »

La saison est finie, une belle saison époustouflante, comment vont se passer les adieux ?

On ne peut pas vraiment parler «d’adieux» car je reste sur Nantes pour mes études donc je verrai encore les gars régulièrement, c’est une bonne chose !

Certains ont essayé de te dissuader?

Non, au contraire, j’ai été surpris par la réaction des joueurs de l’équipe qui, malgré une légère déception pour certains, ont été ravis pour moi et ont compris mon choix. C’est une chance pour moi d’évoluer en NM2 l’an prochain dans un club qui a l’air chaleureux et sérieux à la fois. Le projet me plait.

Tu restes dans le même département donc tu vas pouvoir revoir ton acolyte Jolan Denis, est-ce l’un des joueurs qui risque de te manquer le plus ?

C’est le cas pour tous mes coéquipiers mais c’est vrai qu’avec Jolan on a une complicité grandissante cette année et ça se ressentait automatiquement sur le terrain. Je pense également à Mathis Guillou (qui est sous contrat pro) avec qui je jouais à l’Hermine depuis six ans mais aussi Alexandre Taunais, notre entraîneur cette année, qui ne sera plus au club l’an prochain. Il est mon coach depuis cadet et il m’a offert beaucoup de confiance. Il m’a permis de sortir d’une phase un peu compliquée et on a eu de supers résultats sportif avec lui. Cependant, il faut savoir séparer le coté amical des objectifs personnels, c’est ça aussi le sport.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux ?

Naturellement une bonne saison. J’espère prendre rapidement mes repères et pouvoir avec un réel apport mais c’est avant tout à moi de travailler pour que ces souhaits se concrétisent.

 

Kentin

Photo : Pornic Basketball (1) ; Facebook de Vincent (Photo de couverture)

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