Florian Hudry : C’était un rêve que j’avais dans la tête depuis plusieurs années

Il n’a jamais été aussi bien qu’aujourd’hui et sa bonne humeur nous le prouve ! A vingt-deux ans, Florian Hudry a réalisé son rêve de gosse en passant professionnel dans un pays qui attire les touristes, le Japon. Après avoir passé énormément de moments difficiles, c’était pour le Japonais d’adoption le prix à payer pour courir avec les grands noms du peloton Français. En Asie la plupart de l’année, l’ex-Monégasque est venu avec son équipe et les trois Français qui la composent en France pour être présents sur quelques courses du calendrier Européen afin de se montrer et prouver aux autres que leur équipe peut aussi se frotter aux grosses écuries. Parfois déçu mais souvent satisfait, Florian Hudry garde un très bon souvenir de ses coups de pédales sur les courses Françaises qui lui ont permis de se remettre en forme et de vivre un moment incroyable. Bientôt de retour au Japon, nous lui avons posé quelques questions. Entretien.

 

« C‘était un rêve que j’avais dans la tête depuis plusieurs années. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Florian ! Comment vas-tu ? Peux-tu te présenter s’il te plaît ? 

F.H : Bonjour, je vais bien merci, je suis actuellement en stage en altitude avec une partie de mon équipe à Val Thorens. Je suis Florian Hudry, j’ai vingt-deux ans, originaire de la station de ski des Menuires en Savoie et néo pro au sein de l’équipe continentale japonaise InterProCyclingAcademy.

Ex-monégasque en espoir l’an passé et aujourd’hui Japonais d’adoption chez les professionnels, que s’est-il passé entre-temps ? 

Oui effectivement j’étais l’an passé pour ma dernière année dans la catégorie espoir au centre de formation de l’UC Monaco. Je ne pouvais pas signer une année de plus dans le club de la Principauté puisque je sortais de la catégorie U23. Je voulais à tout prix passer professionnel en 2017, c’était un rêve que j’avais dans la tête depuis plusieurs années et la formation japonaise m’a ouvert ces portes, j’ai donc tout de suite su saisir cette opportunité.

C’est un rêve qui se réalise ? Toutes les joies, les colères et les tristesses sont enfin récompensées ? 

Oui tout à fait ! J’ai vécu énormément de périodes de doutes notamment l’an passé à Monaco avec des moments difficiles, des chutes (fracture de la clavicule, chute sur mon objectif de l’année le Giro Val d’Aoste…) etc. Parfois, c’était très dur mentalement mais aujourd’hui, toutes ces années de sacrifices, de peines, de souffrances mais aussi de joies commencent à payer. Je ne me suis jamais autant senti bien sur un vélo que cette saison. Je suis désormais épanoui dans mon équipe !

Comment s’est passée ton arrivée ? 

J’ai débarqué au Japon à la mi-février, tout s’est très bien passé, j’ai été très bien accueilli et je me suis vite habitué à mon nouveau style de vie qui plus est très différent du notre…

 

« Je n’exclue pas un possible retour en Europe. »

Tu as participé à tes premières courses Européennes et professionnelles, Plumelec et les Boucles de l’Aulne, malgré les deux abandons c’est un moment magique ? 

Oui, c’était un moment très attendu avec les stars du peloton français comme Thomas Voeckler, Arthur Vichot etc. Les deux premières courses ne se sont pas passées au mieux, je n’avais pas couru depuis quasiment un mois donc je manquais de rythme mais j’ai quand même pu prendre mes marques. Ça a été relativement mieux quelques jours après sur les Boucles de la Mayenne et la Ronde de l’Oise, deux courses de quatre jours qui pourtant n’avaient pas un profil qui m’avantageait.

Que retiens-tu de ces deux courses ? 

J’ai beaucoup appris en très peu de temps, j’ai vraiment acquis une belle expérience notamment en matière de bordures où je me suis étonné car lors de la 3e étape de l’Oise, j’ai à chaque fois résisté aux coups de bordures qui sont souvent juste une simple question de placement. J’ai aussi pu voir que j’avais un niveau relativement correct, des fois je regardais des mecs à coté de moi, ils avaient l’air d’être bien plus mal que moi. Je ne retiens que du positif même si je suis un peu frustré de la première étape de l’Oise dont l’arrivée était faite pour moi. J’ai pris une mauvaise vague à 1,5 km de l’arrivée et je me suis retrouvé mal placé au pied du mur, j’ai remonté beaucoup de places pour venir finir trente et unième, mais je pense vraiment que j’avais les jambes pour faire un top vingt, ce qui est plutôt pas mal à ce niveau.

Ton contrat ne dure qu’un an, la saison prochaine pourrons-nous te revoir dans une équipe Européenne ? 

Oui j’ai signé pour un an. Je n’ai aucune idée à l’heure actuelle où je serai en 2018. Ce que je sais, c’est que je me plais chez InterProCyclingAcademy et que le calendrier asiatique me plait aussi beaucoup. Après, je n’exclue pas non plus un possible retour en Europe.

 

« Des coureurs comme Damien Garcia ou Julien Amadori ont aussi beaucoup à m’apprendre. »

Tu es entouré de trois français dont Tom Bossis, est-ce le coureur qui donne le plus conseils grâce à son passé professionnel ? 

Oui nous sommes plusieurs français dans l’équipe et nous avons tous des expériences différentes, bien sûr Tom a déjà une bonne expérience mais ce n’est pas le seul, des coureurs comme Damien Garcia, qui a déjà fait trois saisons en continental, ou Julien Amadori, qui a aussi brillé en classe 2, ont aussi beaucoup à m’apprendre.

Être entouré de trois Français dans l’équipe, cela permet de s’épanouir aussi dans le peloton ?

C’est vrai que ça facilite les choses, mais les rapports avec les Japonais sont aussi très bons et nous arrivons très bien à communiquer donc il n’y a aucun soucis de ce coté.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux ? 

Continuer sur la même lancée en décrochant quelques bons résultats, de rester dans cette spirale positive et d’éviter les chutes ou les problèmes de santé.

 

Kentin

Photo : Facebook de Florian Hudry

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