Luca Zidane : On n’a plus le même nom parce qu’on voulait se démarquer quand on était plus petit

Il représente l’avenir du football français et peut-être sera-t-il aussi bon que son père malgré un poste bien différent. Deuxième fils de Zinédine Zidane, le jeune portier né à Marseille a décidé de jouer gardien et évite donc les comparaisons avec son célèbre père. A seulement dix-neuf ans, sa technique en face à face et son jeu aérien impressionnent beaucoup de clubs dans l’Europe entière. Blessé lors d’un match de Youth League avec le Réal Madrid U19, Luca Zidane a dû prendre son mal en patience pour reprendre le football, une reprise qui s’effectuera avant l’annonce de l’effectif 2017-2018 de la Castilla qui réalise pour l’instant un ménage XXL. Ambitieux et optimiste, Luca Zidane compte bien se donner les moyens de réussir que ce soit à Madrid ou ailleurs. Alors que les vacances s’annoncent, le jeune Madrilène s’en passera afin de se préparer pour la prochaine saison, nous sommes partis le déranger quelques instants. Entretien.

 

« Je ne sais pas encore ce que je vais faire l’année prochaine. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Luca, comment vas-tu ? Peux-tu te présenter s’il te plaît ?

L.Z : Bonjour, ça va très bien. Je m’appelle Luca Fernandez Zidane. J’ai dix-neuf ans, je vis à Madrid et je suis né à Marseille.

Luca Zidane

Tu es l’un des célèbres fils de Zinédine Zidane, tu évolues en U19 au Réal Madrid et malheureusement tu t’es blessé à l’épaule durant un match de Youth League, comment est la santé ? As-tu commencé à reprendre le football ?

J’ai repris le football tranquillement mais je vais encore chez un kiné. Je pense reprendre entièrement après les vacances.

Quel bilan tires-tu de cette saison malgré cet inconvénient ?

J’ai passé une bonne année avec une expérience chez les professionnels.

La saison prochaine, tu intégreras sûrement l’échelon au-dessus, la Castilla, qui est en train de faire un ménage XXL, quel est ton avis sur ce changement assez brusque de la part du club Madrilène ?

La Castilla est l’équipe située juste avant la Liga pour le Réal et le but est de faire des bons résultats. Je ne sais pas encore ce que je vais faire l’année prochaine et on ne connaît pas encore les conséquences, ça se fait entre le président et le staff de la Castilla. Mais, je serai fier de continuer à évoluer dans ce club jusqu’à atteindre le plus haut niveau.

 

« On n’a plus le même nom parce qu’on voulait se démarquer quand on était plus petit. »

Seul ton frère, Enzo, va rester dans l’effectif, est-ce que certaines personnes vous critiquent en disant que vous êtes privilégiés et que votre parcours vous le devez grâce à votre nom et non au talent ?

Je pense que les joueurs de la Castilla sont forts. La Castilla est une transition, si on n’est pas choisi pour évoluer plus haut, il faut partir dans un autre club. C’est pareil partout. Mon frère a joué avec l’équipe première et mérite sa place. On est critiqué mais on apporte du résultat donc ça veut dire qu’on joue quand même bien. On entend les mêmes choses depuis petit, on s’est habitué maintenant.

Comment réagis-tu lorsque tu entends ou vois ça ?

Les gens de l’extérieur nous voient différemment mais ceux qui nous connaissent savent comment on est. On est une famille unie. On n’a pas grandi avec l’idée que notre père était un grand joueur mais qu’il avait réussi dans un sport qu’il aimait et que c’était devenu son métier. Pour nous, on espère que cela sera pareil. Mes frères sont souvent comparés mais moi ça va.

Être le fils d’une légende vivante a ses inconvénients et ses avantages mais n’est-ce pas un facteur qui rajoute une certaine pression ?

L’avantage est qu’on vit des expériences que d’autres rêvent de vivre et ça on le sait. On n’a pas de pression, on a juste envie de réussir. On n’a plus le même nom parce qu’on voulait se démarquer quand on était plus petit mais ce n’est pas pour autant que les gens ne nous comparent pas.

Enzo, quant à lui, a dû mal ou n’est pas encore prêt à intégrer l’équipe première, que penses-tu de sa situation ?

Il a testé un peu. Il continuera à progresser et à s’entrainer, après on verra ce que ça donne.

 

« Si un jour je suis amené à partir alors je partirai.« 

Tu es souvent appelé lors des rassemblements en équipe de France jeunes, ton père a intégré l’équipe première en 95 après avoir débuté chez les professionnels en 88, est-ce qu’il te donne des conseils à suivre pour mieux réussir ou autres ?

Il ne me donne pas de conseils mais il m’encourage. On n’a pas le même poste et il n’est pas très fort au but. Il m’envoie souvent un message pour me rappeler qu’il me soutient. C’est mieux que des conseils.

Si on revient un peu au cas de la Castilla, comment vois-tu ton avenir à Madrid ?

Pour le moment, je suis bien à Madrid et j’espère percer dans ce club. Si un jour je suis amené à partir alors je partirai.

Quelles sont tes ambitions de carrière ?

Je vais continuer à progresser. Le but est de devenir titulaire. Je veux aussi être appelé en équipe de France et revenir sur la liste des 11.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux pour la suite ?

La réussite et un beau palmarès.

 

Kentin

Photo : Site officiel du Réal Madrid

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