Des nouvelles de Garry Bocaly

C’était un choix mûrement réfléchi, en décembre 2016, Garry Bocaly annonçait, sans regret, l’arrêt de sa carrière. Notamment passé par l’Olympique de Marseille et Montpellier, ce pur produit Phocéen a gravi les étapes une par une sans en brûler. Arrivé à l’âge de quatorze dans le centre de formation de l’OM, le défenseur d’un mètre quatre-vingt s’est vu grandir et devenir un homme durant son long passage à la Commanderie. Alors qu’il enchaîne les blessures, Garry Bocaly réussit tout de même à se faire un petit palmarès en devenant champion de France avec Montpellier et en remportant la coupe de la Ligue avec l’OM. Aujourd’hui retraité, notre ex-international Français n’a pas quitté le milieu du sport grâce à son entreprise qui organise des évènements sportifs. Retour avec Garry Bocaly sur sa courte et belle carrière.

 

« Ce club m’a permis de devenir un homme. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Garry, comment vas-tu ? Peux-tu te présenter pour les lecteurs qui t’ont un peu oublié ?

G.B : Bonjour, ça va très bien. Je m’appelle Garry Bocaly, j’ai vingt-huit ans et je suis un ancien joueur de l’Olympique de Marseille et de Montpellier, je suis actuellement à la retraite.

Tu as effectué ta carrière uniquement en France en passant par l’OM, Montpellier, Libourne et Arles, pourquoi n’avoir pas tenté l’aventure à l’étranger ?

J’ai fini relativement jeune à cause de mes blessures. J’avais l’opportunité de jouer dans des clubs comme Marseille et Montpellier et cela m’a permis d’avoir un petit palmarès et de me régaler.

Tu débutes ta carrière professionnelle à l’OM où tu n’effectueras que dix matchs, que retiens-tu de ce passage dans le club Phocéen ?

Je suis arrivé à l’âge de quatorze ou quinze ans, ce club m’a permis de devenir un homme. J’ai vécu de très belles années là-bas que ce soit dans le centre de formation ou au niveau professionnel. Mon premier match professionnel s’est déroulé lors d’un classico au Parc des Princes puis j’ai eu la chance de côtoyer de grands champions.

As-tu une petite anecdote sur un joueur de cette époque ?

Rien ne me vient dans l’immédiat.

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« Les blessures font parties d’une carrière de footballeur. »

Après ça, tu pars à Montpellier, tu remportes le championnat et tu disputes une finale de coupe de la Ligue, des moments de bonheur avant une chute aux enfers ?

J’ai vécu de bons moments avec Montpellier, j’ai d’ailleurs connu la montée en Ligue 1 avec Montpellier puis une qualification en Europa League, une finale de coupe de la Ligue face à l’OM, un titre de champion et la Ligue des Champions. Puis, c’est devenu de plus en plus compliqué.

C’est à partir de 2012 que commence l’enchaînement des blessures, comment as-tu vécu ça ?

Les blessures font parties d’une carrière de footballeur, ce n’est pas facile à vivre surtout quand on a l’âme d’un compétiteur. Quand on aime son métier, notre seule envie est de fouler les terrains de football. Il faut se battre pour revenir.

C’est à ce moment-là qu’on se forge un mental de guerrier ?

Effectivement, certains reviennent beaucoup plus forts.

Est-ce que parfois tu as craqué ?

Non, il faut énormément relativiser. Cela devient plus compliqué lorsque tu te prends la tête. Tu n’as pas d’autres choix que de te soigner et de travailler pour retrouver ta place car derrière un autre joueur a su te remplacer. C’est la loi du football.

Selon toi, as-tu perdu ton temps en Ligue 2 ?

Non pas du tout. Il ne faut pas sous estimer la Ligue 2 parce que c’est un championnat relevé avec de très bons joueurs. Ce championnat m’a permis de progresser.

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« Je n’ai pas à comparer ma carrière aux autres. »

Puis, il y a l’équipe de France, tu connais le maillot des bleus de la catégorie U16 à espoirs, qu’est-ce qui t’a manqué pour être en équipe de France A ?

Je ne pourrai pas te le dire. Un sélectionneur était en place, ce sont ses choix. J’ai eu la chance de porter ce maillot dans les catégories jeunes.

Tu as connu la génération Payet, Matuidi et compagnie, comment juges-tu ta carrière par rapport à certains ?

Je n’ai pas à comparer ma carrière aux autres. Chaque carrière est différente, je suis content de la mienne et je n’ai aucun regret.

Certains sont devenus de grands champions, pensais-tu qu’ils iraient aussi loin ?

Certains joueurs ont d’énormes qualités donc non ça ne m’étonne pas de les voir à ce niveau.

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« Il m’arrive de faire un foot avec mes amis. »

Si on revient à ta retraite, ne quittes-tu pas le monde du football avec un goût d’inachevé ?

Non, les blessures font parties du sport, si je commence à me prendre la tête je n’avancerai pas dans la vie. J’ai une très belle carrière, j’ai la chance d’avoir un beau palmarès alors que certains restent dix ans et n’ont aucun titre.

Quels sont maintenant tes projets de vie ?

Je ne quitte pas vraiment le milieu du sport, mon entreprise réalise de l’évènementiel dans le sportif, notamment des stages pour les équipes sportives.

Peut-on espérer un retour sur un terrain de CFA 2 par exemple ?

Non, après des fois il m’arrive de faire un foot avec mes amis. Je prends autant de plaisir à faire ça.

C’est donc sans regret que Garry Bocaly tire sa révérence ?

C’est sans regret, je suis content de ma carrière.

Merci et bonne continuation !

Kentin

Photos : OM Officiel

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