Christophe Gamel : Nous allons jouer crânement notre chance

Nouveau sélectionneur des Fidji, Christophe Gamel va devoir atteindre un objectif que certains pensent impossible, qualifier son équipe à la coupe du Monde 2018 en Russie. Une compétition que le nouveau sélectionneur pense atteignable et jouera sa chance sans pression. Arrivé le 6 janvier 2017, notre ex-Parisien a bien été accueilli et a déjà pris ses fonctions avec de nouveaux stages. En pleine observation, Christophe Gamel a pris le temps de répondre à nos questions.

 

« La volonté de découvrir un nouveau type de football.« 

-L-S-E-P-I : Bonjour Christophe ! Comment vas-tu ? Peux-tu te présenter s’il te plaît ?

C.G : Bonjour, je vais très bien. Je m’appelle Christophe Gamel, j’ai quarante-quatre ans, je suis entraineur de football professionnel, je suis le père d’un enfant et je suis originaire de la banlieue Parisienne.

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Peux-tu revenir sur ton parcours d’entraineur ?

J’ai réalisé une modeste carrière de joueur entre élite, amateur et semi professionnalisme. Dans chaque club où j’ai joué, j’ai entraîné une équipe en parallèle. Des fois, c’était des petits avec mon club d’origine, l’ASM Ferté sous Jouarre jusqu’à la fin de ma carrière. En complément, j’ai passé mes diplômes d’entraîneurs de football. Je suis passé par les clubs suivants après ma modeste carrière de joueur, il y a donc Com Bagneux, DVTK (Hongrie), équipe nationale du Qatar ( U17), Al Rayyan (Qatar), Paris Saint-Germain Féminin (France) et je suis actuellement sélectionneur de l’équipe nationale des Fidji.

Tu es donc le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale des Fidji, pourquoi cette destination ? C’est l’aventure qui t’a donné envie ?

J’ai entendu parlé du poste, puis, on m’a contacté par la suite. J’ai eu trois entretiens et en parallèle j’ai commencé à monter un projet pour les Fidji. Mon projet final a été accepté et je succède à Franck Farina. Je ne connaissais pas cette culture et j’aime découvrir les gens à travers le football donc j’ai choisi de tenter l’aventure. La volonté de découvrir un nouveau type de football.

 

« Nous allons jouer crânement notre chance. »

Tu passes d’une équipe féminine, puisque tu as été entraîneur de l’équipe féminine du PSG, à une équipe nationale. Est-ce que l’organisation est la même ?

Non pas du tout, en club tu as un travail au quotidien, un relationnel différent. Avec l’équipe nationale tu as les joueurs peu de temps, sur des rassemblements assez court. Ici, ce n’est pas comme en Europe, donc il y a possibilité de faire plus de rassemblements et libérer les joueurs pour leurs matchs le week-end. J’ai aussi trouvé des accords avec les deux clubs du championnat engagés en Champions League, j’en remercie d’ailleurs les présidents des clubs de Rewa et BA. J’ai travaillé avec Alain Larvaron pour l’équipe nationale du Qatar U17 il y a quelques années donc c’est un avantage. Ensuite, il faut aller observer les matchs, faire ses rapports et organiser les stages etc. C’est un management intéressant mais j’ai également un développement à mettre en place pour les équipes nationales de jeunes, la formation des éducateurs et le football féminin.

N’est-ce pas parfois inintéressant ?

Non absolument pas, c’est riche d’autres choses comme l’observation, le management de mes staffs administratifs, techniques et médicaux. Les rencontres avec nos partenaires, les médias, ça reste vaste et très enrichissant.

Ton objectif sera de qualifier les Fidji pour le Mondial 2018, comment as-tu réagi en apprenant cela ?

La fédération m’a pris pour instaurer un jeu plus à l’européenne car les Fidji sont de tradition anglaise et le kick and rush est omniprésent, ce que je n’aime pas car ma sensibilité est plus orientée sur du jeu court et des joueurs en mouvement. Je suis conscient de l’énorme challenge mais le président de la fédération Fidjienne de football est une personne saine et lucide, nous savons tous que ce défi est très difficile à atteindre même s’il n’est pas impossible. Je nous donne entre 15 et 20% de chance de réussite mais nous allons jouer crânement notre chance à fond, le football est magique pour ça, on y croit toujours !

L’équipe n’est-elle pas surestimée ?

Je suis en train de revoir les joueurs et d’en sélectionner des nouveaux, la transformation est profonde et ça prendra du temps, l’équipe n’est en aucunement surestimée car on est outsider et de loin, regardez notre classement au rang Fifa par rapport à la Nouvelle-Zélande ou la Nouvelle-Calédonie, nous sommes loin derrière eux donc pas de pression, garder l’objectif en tête et faire douter nos adversaires pour avancer dans la compétition.

 

« Les joueurs adhèrent à ma vision du jeu. »

Tu es arrivé là-bas mercredi 4 janvier, comment se passe ta « nouvelle vie » ?

Je suis parti le 4 janvier et suis arrivé le 6 au midi. J’ai, ensuite, pris mes fonctions dès l’après-midi, tout va bien mais je n’ai rien vu des Fidji excepté les installations de la fédération à BA.

Comment t’ont-ils accueilli ?

Un super accueil, des journalistes qui restent très polis etc. Top !

As-tu rencontré les joueurs ?

Oui, je suis en stage avec eux depuis huit jours, j’ai instauré des règles et de la discipline, le stage termine demain midi après mangé. Les joueurs adhèrent à ma vision du jeu donc on peut commencer à bien travailler

Nous te souhaitons donc bon courage ! En espérant voir les Fidji au Mondial 2018.

Un grand merci à vous. Être le Petit Poucet de la future coupe du Monde en Russie serait une chance énorme ainsi qu’un immense honneur, mais le chemin de la qualification est encore extrêmement long et périlleux.

 

Kentin

Photo : Envoyées par Jérôme Bierce

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