Vincent Pourchot : C’est plutôt un tremplin pour pouvoir rebondir

Du haut de ses 2m22, Vincent Pourchot est passé du rêve de la NBA à la Nationale 2 avec Besançon Avenir Comtois. Notamment passé par Nancy et Charleville, notre pivot de vingt-quatre ans a connu beaucoup de difficultés ces dernières années. Arrivé en novembre dernier, Vincent Pourchot s’est laissé tenter par le nouveau projet du coach, Nicolas Faure. En pleine progression, le nouveau pilier du BesAC reste convaincu par ses capacités physiques et morales. Entre un reportage et quelques entraînements, nous sommes partis à sa rencontre pour lui poser quelques questions.

 

« Il compte monter un gros projet avec moi. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Vincent, comment vas-tu ? J’aimerai d’abord savoir si tu accepterais de te présenter s’il te plaît ?

V.P : Bonjour, oui ça va très bien ! Je m’appelle Vincent Pouchot, j’ai vingt-quatre ans, je mesure 2m22, je suis originaire de Metz et je suis basketteur au BesAC en Nationale Masculine 2.

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Tu es joueur de basketball professionnel et tu es actuellement à Besançon en NM2, comment s’est passée ton intégration ?

L’intégration s’est très bien passée, cela a mis un peu de temps car c’est un championnat que je connaissais pas du tout. Il fallait que je prenne le temps de connaître tout le monde et de mettre les choses en place parce qu’il faut un temps d’adaptation aux joueurs puisque ce n’est pas facile de se retrouver avec un mec de 2m22 à ses côtés. Il faut trouver la bonne passe et le bon rythme. Sinon elle s’est très bien passée, il fallait être un peu patient.

On sait tous que tu vises beaucoup plus haut, c’est maintenant à toi de prouver que tu es l’un des meilleurs ?

C’est clair que je ne me voyais pas là. Le marché était devenu tellement compliqué pour moi que ce n’était pas possible de rester aussi longtemps au chômage. Au bout de six mois ça devenait très long. Après, le coach me fait confiance, il compte monter un gros projet avec moi car l’objectif n’est pas de resté en NM2 que ce soit pour moi ou le club.

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« C’est plutôt un tremplin pour pouvoir rebondir. »

Comment comptes-tu rebondir après cet « échec » ?

Ce n’est pas un échec d’être là car au final je pratique toujours ma passion. Je suis toujours content de jouer au basketball même si c’est en NM2. C’est plutôt un tremplin pour pouvoir rebondir. Pour le moment, depuis que je suis là on a gagné quatre matchs, on est à une victoire des trois premiers.

Comme quoi la taille ne fait pas toujours la différence ?

C’est clair que ça n’a rien avoir. Des personnes de petites tailles jouent au basketball. J’ai du talent, des qualités et des défauts. Maintenant, il faut travailler pour ce qui va arriver.

Malgré le fait de vouloir aller plus haut individuellement, quels sont tes objectifs avec l’effectif ?

Déjà, on essaie de retrouver la NM1 avec Besançon. Si ça ne se fait pas j’essaierai de retrouver la NM1 ou la ProB.

Vous êtes pour l’instant cinquièmes, une bonne place selon toi ?

Une très bonne place, nous sommes sortis de la zone de relégation où c’était un peu serré. Il n’y a maintenant qu’une défaite entre les quatre premiers. Donc tout est jouable.

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« Je me suis toujours battu. »

Quels différences de niveau remarques-tu entre le ProB et la NM2 ?

Déjà sur un point de vue physique ça n’a strictement rien à voir. Ensuite, sur le niveau ce sont deux choses différentes. C’est moins professionnel, les systèmes ne sont pas mis en place à chaque fois. J’ai la chance d’être dans une équipe où le jeu est structuré. La culture du basketball est aussi différente.

Est-ce que l’état d’esprit et le mental restent les mêmes quand on descend de niveau ?

Oui, je me suis toujours battu partout où je me suis retrouvé. Mes objectifs sont toujours les mêmes.

As-tu la même exigence ?

Toujours ! Je suis toujours dans l’optique de travailler, j’ai d’ailleurs un préparateur physique qui m’entraine tous les matins. Je ne me laisse pas aller, l’envie de travailler ne me quitte pas.

Pour la dernière question, j’aimerai savoir ce qu’on peut te souhaiter de mieux pour 2017 ?

De bonnes performances individuelles, de réussir en NM2, de pouvoir accrocher les playoffs et monter en NM1 serait la cerise sur le gâteau.

Kentin

Photos : Sam Coulon ; page Facebook BesAC

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